À recevoir des soins étant fort réticent
Avec sauvagerie et depuis si longtemps
 
Au seuil d’une période emplie de belle idée,
Il naît en mon espoir une vue décidée
À retrouver ici d’oubliés horizons
Où naguère vibraient mon coeur et ses raisons.
 
Il me vient un souhait: ce mercredi descendre
De ce vain piédestal où je me suis perché
En croyant en hauteur mieux demeurer caché
Ou en un vil sommet prétendre armer une arche
Pour, en fin, constater que rien de ça ne marche.
 
Sous mes vieux étendards, déchirants oripeaux,
Il me faut retisser d’originaux drapeaux.
 
Par leurs flambeaux seront, en neuves aventures,
Et occis mes regrets et pansées mes blessures
Afin que sous mes pieds, sur crissants parchemins,
Renaisse le plaisir d’esquisser des chemins
Dont les tendres couleurs que j’aimerai y peindre
Dissolveront l’obscur dont j’ai appris à craindre
Le douloureux calvaire et l’inutilité.
 
Sans prétendre approcher la moindre vérité,
Je ressens palpiter, en sacrée quarantaine,
L’envie de m’abreuver en plus claire fontaine,
L’inextinguible soif, le désir impérieux,
Des eaux d’autres regards, des éclats d’autres yeux
Qui mettront en mes vers les nectars d’un poème
Dont l’infini refrain inspirera… ‘Car Aime…’
 

Pansées

3 avis sur « Pansées »

  • 14 février 2018 à 0 h 20 min
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    Merci Patrick pour ce poème qui débute le carême.
    Je vous ai trouvé peu loquace, un peu fermé, mais certainement une impression ! Votre poème est plein d’espoirs, une supplique presque.
    Je me souviens de la fin d’un poème de Ronsard qui peut confirmer le vôtre :
    “Vivez, si m’en croye, n’attendez à demain :
    Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie”.
    Annick

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